entreprise 2.0

« Changer d’état d’esprit pour engager l’entreprise sur le chemin du web 2.0 »

Interview de Christophe Lastennet, consultant en conduite du changement.

Le caractère participatif, souple, transparent et collaboratif des outils 2.0 peut apporter des bénéfices individuels, collectifs et organisationnels évidents. Mais, beaucoup d’entreprises n’arrivent pas suffisamment à faire pénétrer ces derniers au sein de leur organisation que pour pouvoir en cueillir les fruits. Le vrai défi se situe au niveau de la culture de la société selon Christophe Lastennet.

« Nouer avec une communication et de partage dans l’entreprise dépasse le cadre horizontal et déborde sur des questions de management. Pour susciter un état d’esprit collaboratif, il est essentiel que les managers montrent l’exemple. Ils doivent sortir de leur zone de confort pour échanger et partager leurs idées et vues. Cela peut aller de choses banales liées à leur vie quotidienne dans l’organisation à des choses liées à la gouvernance. Ainsi, ils inciteront leurs employés à faire de même en lançant, par exemple, des groupes d’échanges et de travail sur des thématiques pertinentes pour l’entreprise. Il faudra accorder des incitants aux gens qui osent et donner le droit aux erreurs.»

Les « incontournables » de la conduite du changement (pour accompagner sa démarche 2.0):

  • Structurer sa démarche 2.0 en un projet dont il faut confier la responsabilité à un « line manager », un responsable opérationnel à priori favorable à la démarche et qui sera bien positionné pour influer sur ses pairs utilisateurs clefs. Il sera étroitement accompagné par des « experts techniques » et intégrera dans son équipe des représentants RH et la direction communication qui auront un rôle important à jouer pour définir et mettre en œuvre les actions de formation, le travail d’écoute et d’explication.
  • Identifier et responsabiliser les « early adopters » des outils en les faisant participer au projet : améliorer les outils, présenter les bénéfices à leurs collègues, prendre en charge des groupes de travail, etc.
  • Placer un sponsor du projet au sein du comité de direction qui pourra contribuer à « vendre » celui-ci et prendre les décisions qui s’imposent en cas de problème.
  • Quantifier et souligner les premiers bénéfices, même minimes, pour encourager une dynamique. Faire le lien de ces bénéfices avec les objectifs de l’entreprise (par exemple, groupe de travail collaboratif ayant permis d’identifier des pistes pour réduire le « time to market » d’un produit).
  • Ecouter et comprendre les gens qui s’opposent. Il s’agit du premier pas vers leur éventuelle conversion. »

Plus d’infos : www.appetiteforchange.net

 

Olivier De Keyser

(Paru dans Inside magazine)

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