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Twitter, opération influence réussie!

Ouvrir un compte Twitter et se faire suivre par quelques Twittos n’est pas difficile. Mais devenir un community manager influent est une toute autre paire de manche. 

Pour exercer une influence, il est nécessaire d’acquérir, d’abord, une certaine crédibilité. Sur Twitter, qu’on le veuille ou non, la crédibilité est liée au « compteur ». Je veux bien-sûr parler du nombre de « followers » affiché sur votre profil. Le plus vous avez de «followers», le plus vous avez de chances d’être perçu comme crédible. Et, comme l’effet boule de neige, le simple fait d’être populaire suffira à convaincre d’autres twittos à vous suivre. Bien-sûr, certains objecteront, à raison, que cela n’implique pas qu’on est réellement lu et que ce n’est pas un gage d’influence en soi. C’est pour cela que des outils comme Klout permettent de croiser ce paramètre avec d’autres comme le nombre de mentions et de retweets.

Il existe des tas de conseils sur le web nous disant comment gagner en popularité mais peu insistent sur l’importance de connaître son réseau et de définir sa ligne éditoriale en fonction.

1. S’immerger dans le réseau

La première étape consiste à suivre les personnes ou organisations intéressantes avec lesquelles rentrer en contact. Cela permettra de vous signaler auprès des twittos importants et de vous faire suivre à votre tour (follow back).

  • Créez une carte mentale des entités qui nous viennent à l’esprit. Commencer par groupe, par exemple (la presse, les bloggeurs, les clients, les prospects) ou par thématique.
  • Suivez les listes intéressantes créées par d’autres. (Les listes sont crées par des utilisateurs de Twitter pour classer les gens qu’ils suivent. Ceux-ci sont souvent classés par thématique.)
  • Servez-vous des répertoires ou autres moteurs de recherches verticaux. En voici deux: wefollow.com, listorious.com. Il existe même des sites spécialisés pour certains métiers (par exemple, mediaontwitter.com pour les journalistes)

2. Connaitre son réseau

Pour savoir comment être pertinent, il faut bien-sûr savoir pour qui on twitte et connaître les attentes de son public. Contrairement aux blogs et autres média, Twitter permet de savoir exactement qui vous suit et d’en apprendre plus sur elle ou lui.

  • Consultez son profil pour savoir ce que fait la personne. Le plus souvent, il y est inclus un lien vers son site ou celui de son entreprise.
  • Consultez la liste des twittos qu’il suit lui-même. Cela vous en apprendra beaucoup sur ses centres d’intérêts.
  • Lisez ses tweets.
  • Trouvez à quelle heure de la journée, ils sont actifs sur Twitter.
  • Organisez vos tweets en fonction.

3. Définir sa ligne éditoriale

Il y a des tonnes de gens à suivre sur Twitter délivrant plusieurs tweets quotidiennement. Pour être un twittos reconnu, il est important de faire la différence par une ligne éditoriale originale qui colle aux attentes de l’audience.

  • Demandez-vous ce qui plairait ou serait utile à votre audience. Faites une liste (par exemple, les bons plans pour acquérir les derniers accessoires Mac). @holykaw a, par exemple, bâti son audience en offrant des trucs et astuces originaux et utiles pour la vie de tous les jours.
  • Choisissez votre style en fonction. N’adoptez pas un style trop impersonnel ou sonnant trop « corporate ». Les twittos préfèrent qu’on s’adresse à eux sur un pied d’égalité.
  • Évitez les banalités ou les messages qui n’apportent pas de valeur ajoutée.
  • Cherchez à communiquer des scoops plutôt que des informations réchauffées.
  • Attachez de l’importance à la manière dont vous construisez vos tweets. Prenez exemple sur les titres journalistiques qui allient clarté, concision et un côté croustillant.

4. Engager la conversation

« Tirer des tweets dans la bataille » en espérant que les gens vont vous « retwitter »  n’est pas la meilleure chose à faire. C’est en participant activement à la vie de la communauté que celle-ci valorisera votre contribution.

  • Retwittez » les bons contenus.
  • Répondez aux questions et remerciez les twittos pour leurs contributions.
  • Ne vous limitez pas à poster des liens vers vos communiqués de presse ou votre blog.
  • Si vous voyez quelqu’un poster quelque chose d’inexact sur un sujet, n’hésitez pas à le corriger. Si vous détenez en plus des infos exclusives ou de première main, vous passerez pour un expert.
  • Exploitez les « hash tags » utilisés par les autres pour joindre la conversation.
  • Utilisez le signe @ + le nom du twittos pour vous adresser directement à lui.
  • Cherchez les conversations en cours via le moteur de recherche de Twitter.

5. Gérer les réactions négatives

Les réseaux sociaux se démarquent des médias traditionnels par le fait qu’ils sont bidirectionnels. Il faut, dès lors, s’attendre à recevoir des réactions aussi bien positives que négatives. C’est particulièrement le cas pour des organisations actives dans des domaines fort exposés à l’opinion publique comme le nucléaire mais cela peut toucher tout le monde. Des sociétés comme Areva ou Exxon ont, par exemple, récemment fait les frais d’activités nocives pour leurs images.

  • Créez une infrastructure de surveillance pour être prévenu quand quelque chose est dit sur vous. Voici quelques outils Google alerts, Tweetbeep, Trackur, Alterian’s SM2, Radian6.
  • Listez tous les sujets qui peuvent générer des réactions négatives et prévoyez des scénarios de réponse.
  • Préparez vos employés de manière adéquate.
  • Répondez (aussi vite que possible) lorsqu’une réaction négative s’exprime. Dans le “web social”, le silence peut équivaloir au fait de reconnaitre que la critique est fondée. Et une petite étincelle peut très vite faire tâche d’huile. Alors ne prenez pas trop de temps à répondre. Sachez qu’il est mieux vu d’admettre un tort que de ne rien admettre du tout.

Plus d’infos:

Liste des twittos belges classés en fonction de leur influence:

Data News

http://v1n.ch/klout.be/

(Paru dans Inside magazine)

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Jeff Jarvis : « Les entreprises de presse ont tort de traiter Google en tant qu’ennemi.»

Comment survivre face à l’afflux d’informations gratuites présentes sur le web et face au monopole de Google? Dans son livre « La méthode Google », un ex-journaliste du New York Times, tente de répondre aux questions existentielles auxquelles la presse est confrontée.

 Son postulat, simple mais cinglant, tient en une phrase : « Si la presse veut survivre, elle doit entrer dans la pensée de Google ». Dans son livre Jeff Jarvis, un ex-journaliste reconverti aux vertus du blogging (buzzmachine.com) tente de dériver à partir de la réussite du géant de Mountain Dew des solutions applicables à la plupart des « business ».

Selon lui, cette réussite spectaculaire (croissance la plus forte connue à ce jour en tenant compte du nombre de jour depuis la création de la société) n’a rien d’un hasard. C’est vrai, son produit phare – le moteur de recherche – s’est naturellement imposé de manière incontournable parce qu’il rend un service inestimable à la communauté sans lui couter un cent. Mais ce n’est pas suffisant pour expliquer un tel succès sur autant de fronts : panoplie toujours plus grande d’applications rendant des services étonnants, OS pour mobile et projet d’OS pour ordinateur, etc. Pour Jarvis ce serait du à son approche radicalement nouvelle, une méthode unique. En clair, «la méthode Google ».

La recette du succès pourrait tenir dans ces 5 mots : ouverture, utilité (pour les consommateurs), innovation et (penser) « réseau » (ou « distribué »). Si Google a réussi, c’est parce que cette société a excellé dans l’application de ce mix. Et si les groupes de presse veulent faire plus que juste subsister, ils feraient mieux de s’en inspirer.

Google n’est pas l’ennemi 

Ce nouveau médium, comme tout nouveau medium, bouleverse les média antérieurs. Ils les obligent à trouver de nouvelles formes et de nouveaux emplois. Au lieu de chercher à échafauder des stratégies de préservation des acquis, la presse devrait être en train de réfléchir à ces nouveaux emplois, prône Jarvis. Ce dernier conseille de lâcher une bonne part des vieilles recettes qui ont fait l’âge d’or du journalisme pour mieux se concentrer sur celles qui pourraient marcher dans l’ère des médias interactifs.

Première attitude à proscrire, selon l’auteur : se couper du trafic fournit par Google. On se souvient tous du réflexe auto-protecteur des grands groupes belges de presse à l’égard de l’indexation des pages de leurs sites web par Google. En voulant éviter que Google leur « vole » les revenus publicitaires les éditeurs de journaux se seraient coupés l’herbe sous les pieds. «Aujourd’hui, l’objectif est de considérer Google en ami, ou au moins d’en faire un ‘coo-pétiteur’», prétend l’auteur.

La raison principale est tout simplement que Google est devenu incontournable sur le web. Google est partout et rend service à tous. Grâce au système de référencement basé sur ses algorithmes, quiconque veut gagner en visibilité peut y arriver et quiconque cherche une information précise peut la trouver aisément.

 Les liens, l’essence du web

Ce qui est, véritablement, en train de changer la structure de l’industrie des médias : c’est les liens, souligne-t-il. «Un journal qui veut sortir du lot – qui veut que les gens puissent trouver ses contenus grâce aux moteurs de recherche et aux liens- devra proposer des articles hors du commun. »  Dès lors, « les journaux doivent concentrer tous leurs moyens sur ce qui importe vraiment.» Pour le reste – ce pour quoi ils ne sont pas experts – il leur faut renvoyer leur lecteur vers d’autres sites. » En fait, les liens obligeraient à la spécialisation et à penser «distribué ». Penser « distribué », c’est se dire que si une information est vraiment digne d’intérêt, elle finira toujours par arriver aux lecteurs. Par conséquent des contenus sans liens sont sans intérêts, aujourd’hui.

Jarvis en dérive que le temps où on vendait « des panacées universelles qui marchent pour tout et tout le monde » est révolu. Tout comme, d’ailleurs, le temps où on cherchait à retenir ses clients à tout prix – c.-à-d. à grand renfort de dépenses marketing – et où on considérait obligatoirement les entreprises se développant dans le même segment comme concurrente. En fait, c’est bien simple. Pour ce professeur en journalisme interactif : « si l’industrie de l’information devait être inventée aujourd’hui, dans l’ère post-liens, toute l’activité – la façon de rassembler les informations, voire même de structurer un article – serait différente. »

C’est d’autant plus vrai que l’information – qui se trouve au cœur même de ce métier- est devenue une commodité. En tous cas, elle ne présente plus autant de valeur qu’auparavant. Les gens de la presse sont, donc, invités à revoir leur « business model » de fond en comble. Cela va bien au-delà de la mise en ligne d’un nouveau site bourré de plein de contenu ou de la création d’un compte Facebook. Réaliser cette révolution copernicienne demande de « remettre à plat la stratégie, l’organisation, les relations clients», etc.

Se réinventer, c’est pas juste rénover

Est-ce que le nouveau métier de la presse doit servir « l’entreprise de diffusion de la connaissance » comme le font déjà Google ou Wikipédia ou est-ce qu’il doit tourner autour de l’organisation de communautés à la Facebook?

Sans doute pas. Jarvis pense plutôt que cette industrie doit, à l’instar des startups du web, innover en construisant ses propres produits numériques, se muer en plate-forme afin de servir à la création de réseaux de diffusion plus larges. À l’instar du New-York Times et du Washington post qui vienne de passer un accord avec Google afin d’amener le contenu plus efficacement aux utilisateurs. Le projet, encore en phase Bêta, vise à rassembler tout un tas d’informations, de services (éventuellement d’application) liés à un événement important de l’actualité sur une même page (livingstories.googlelabs.com). On trouve ainsi une ligne du temps reprenant les principaux événements, des renseignements sur les personnes clefs, les opinions, des graphiques divers, les vidéos, etc. C’est ainsi, en montrant la voie plutôt qu’en réagissant après coup aux évolutions en cours que la presse pourrait reprendre son destin en main. Cependant, Jarvis concède que nous nous trouvons que dans une phase d’expérimentations. Son livre ne propose, donc, pas une formule magique qui sauverait la presse.

« La méthode Google : que ferait Google à votre place », Jeff Jarvis, éditions Télémaque, 22 €.


5 règles pour exploiter le carburant du web: les liens (selon le livre de Jeff Jarvis)

– Produire du contenu à forte valeur ajoutée

– Faciliter un maximum l’accès aux informations pour que Google puissent les référencer

– Exploiter les liens et votre audience via la publicité (à l’instar des Google ads)

– Tirer profit des liens pour développer votre propre efficacité

– Dénicher les opportunités pour générer de la valeur par le biais de votre réseau de liens: mettre en avant les meilleurs contenus, développer une infrastructure technique permettant de sélectionner les liens les plus pertinents, création d’un système publicitaire (à l’instar de Digg.com)

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Marketing des réseaux sociaux: idées reçues et fausses représentations

La thématique des réseaux sociaux et des opportunités que le succès de ces plateformes font naître pour les affaires est plus que d’actualité. Le terme est sur toutes les lèvres … et pas que sur le web. Aussitôt sortis, on s’arrache les derniers gadgets et concepts. On se met à rêver, à bâtir des nouveaux projets. Mais comme pour tout nouveau phénomène endossé et relayé par une foule, une forme d’idolâtrie apparaît apportant son lot de fantasmes, ou du moins, d’idées préconçues. En voici quelques-unes auxquelles j’ai tenté de tordre le cou.

1.  « On veut créer une communauté autour de notre marque. »
Comme l’a déclaré un jour Mark Zuckerberg : on ne crée pas une communauté. Elles existent déjà. Ce qu’il faut savoir c’est comment les servir et leur donner les moyens de se développer. La communauté de l’université d’Harvard existait déjà avant que le fondateur de Facebook ne crée sa plate-forme. En réalité, Zuckerberg n’a fait qu’aider les étudiants à organiser leurs réseaux sociaux. « En fait, le secret de toute plate-forme, c’est de permettre à tout le monde d’utiliser la plate-forme comme bon lui semble » souligne Jeff Jarvis dans son livre « La méthode Google ».

2.  « C’est un phénomène de mode qui n’aura qu’un temps. »
Les réseaux sociaux ne sont pas une tendance mais représentent la nouvelle nature que prend progressivement le web. Le web tout entier devient social.
Même si, aujourdhui, interagir avec autrui via les « fonctions sociales » de la toile est loin d’être évident pour tous. Cette activité fera partie intégrante d’un grand nombre d’activités web à l’avenir. De nombreuses études montrent que les générations d’internautes nés avec un Iphone ou un ordinateur connectés entre les mains utiliseront autant le web pour interagir que pour s’informer. Par conséquent, la présence des moyens d?interaction deviendra prédominante au point d’être inévitable. Il s’agit d’un changement radical de perspective à long terme.

3.  » Le marketing des réseaux sociaux a un impact sur le SEO. »
« Utiliser les réseaux sociaux à des fins marketing aura comme effet d’accroître sa notoriété et le trafic vers son site mais n’aura pas d’influence sur le positionnement du site dans Google » corrige Vincent Delmotte de l’agence de SEO Publicityweb. Autrement dit, les liens créés vers le site à partir des réseaux sociaux n’ont qu’un apport marginal au processus d’optimisation. Par contre, ce qui intervient vraiment, c’est le fait de mettre à jour régulièrement le contenu de son blog et que ce blog jouisse de relais permanent dans ces plateformes.

4.  »Pour dépenser de l’argent dans une campagne de social media, je dois avoir un ROI mesurable »
Il est important de différencier ROI et valeur. Par exemple, les efforts de Dell en terme de relation publique via les réseaux sociaux ont permis de diminuer le sentiment négatif de 48 à 23 pourcents d’août 2006 à la mi-2008. On parle ici de création de valeur car il ne s’agit pas de quelque chose de chiffrable en $ ou €. D’un autre côté, si une société réussi à réduire le temps passé pour aider un client en utilisant les réseaux sociaux, on peut parler de génération de ROI. Générer un ROI mesurable via les réseaux sociaux n’est pas aussi facile qu’avec un site d’e-commerce car le processus de conversion n’est pas aussi apparent. En revanche, une politique de communication via les réseaux sociaux sera plus propice à créer de la valeur (qui peut être quantifiable pour peu qu?on se donne la peine de mettre en place des outils de mesure adéquats).

5.   » Les réseaux sociaux représentent une superbe opportunité pour le buzz marketing « 
Même si les techniques de marketing visant à créer un buzz (par essence éphémère) en se servant des réseaux sociaux fonctionnent, ce n’est pas en envisageant la chose de la sorte que les sociétés tireront le plus bénéfices de ces nouvelles formes de communication. Du fait qu’ils sont fondamentalement régis par des aspects ou valeurs comme le fait d’être social, transparent et dans l’immédiateté, leur réelle valeur est perceptible dans le long terme, nous dit Philippe Borremans, Chief Social Media Officer pour Van Marcke Group. Une campagne via Twitter peut, par exemple, offrir des résultats sur le court terme en terme d’attention, liens, etc. Mais l’exploitation de Twitter pour gérer certains pans de la relation client générera plus de valeur que des sursauts d’attention épars.

6. « Nous devons absolument avoir un compte Facebook pour notre société »

Ce n’est pas parce qu’on ne parle que de cela que les réseaux sociaux sont devenus la case obligatoire de tout tracé en e-marketing. Dans certains secteurs B2B, par exemple, les audiences n’auront pas d’office le réflexe, ni la nécessité, de socialiser ou d’interagir en réseau sur le web. « Succombant à l’effet de mode, nombreuses sont pourtant les entreprises qui demandent un plan « Médias sociaux » » note Muriel Vandermeulen de We Are The Words. « Elles veulent intégrer Facebook, Twitter, LinkedIn, un blog, YouTube dans leur communication. Mais les médias sociaux sont des outils et non une fin en soi. Les objectifs qu’ils permettent d’atteindre peuvent aussi être obtenus par d’autres moyens.»

Olivier De Keyser

 

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