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Algorithme Google: les facteurs qui comptent réellement

algorithme GoogleLe degré de complexité de l’algorithme de Google est sous-estimé. La période où il suffisait d’agir sur quelques facteurs pour obtenir des résultats est bien révolue. Le SEO, aujourd’hui, doit être approché de façon holistique. J’ai fait un tri dans la grande variété des facteurs qui jouent, actuellement, un rôle.

Travailler dans le référencement consiste, pour une bonne part du job, à découvrir les facteurs qui influent sur vos positions dans les pages de résultats de Google (aussi appelés SERPs). On dit bien « découvrir » car, à l’instar de Coca-cola, Google se garde bien de divulguer la « recette magique » qui fait le succès de son algorithme (questions de protection de secrets industriels et de lutte anti-fraude). Ce travail par tâtonnements amène nécessairement son lot de conceptions erronées; qu’elles proviennent de croyances dépassées ou fausses.

Savez-vous, par exemple, que Google ne se limite plus au contenu ou à la popularité du site, mais qu’il prend en compte d’autres types de signaux comme ceux provenant des réseaux sociaux ou ceux liés au comportement des utilisateurs, ou encore, le niveau de confiance que votre site affiche?

Autrement dit, en 2015, vous n’arriverez pas à améliorer votre référencement en ne travaillant que sur une petite quantité de facteurs.

Pourtant, combien de fois n’entend-t-on pas encore dire que pour obtenir des bonnes positions, il suffit, par exemple, de mettre des mots-clefs dans des tags ou de placer un grand nombre de backlinks sur d’autres sites.
De surcroît, ces facteurs évoluent rapidement. Selon le site Moz, Google modifie sont algorithme de 500 à 600 fois par an. Les mises à jour majeures sont, toutefois, plus rares. Ils portent des noms connus tels que Hummingbird, Panda, Penguin, Caffeine.

« À l’instar de Coca-cola, Google se garde bien de divulguer la « recette magique » qui fait le succès de son algorithme. »

Pour une bonne part, les facteurs qui sont identifiés comme jouant, formellement, un rôle proviennent d’expérimentations ou d’enquêtes menées par des sociétés du référencement (parmi les plus connues, on compte : Moz, Search metrics, SearchEngineLand), ou simplement, de la pratique quotidienne d’experts dans le domaine.

Cette liste est, donc, loin d’être une liste valable scientifiquement, au sens strict. Elle est encore moins une liste officielle publiée par Google. Malgré tout, elle permet :
1/ de mieux appréhender la complexité du fonctionnement des moteurs de recherche. Une bonne compréhension du fonctionnement des moteurs de recherche est un préalable essentiel à tout travail de référencement.
2/ d’adopter une approche holistique, multifactorielle du SEO.

Le référencement en 2015 consiste, donc, plus en une activité de veille permanente de l’actualité des moteurs de recherche, de travail d’optimisation d’une variété de facteurs qu’en un travail de copywriter ou de linkbuilder.
Saviez-vous, par exemple, que Google peut indexer une page sur un mot-clef donné sans que ce dernier ne soit nécessairement présent dans le contenu? Il suffit que Google ait repéré suffisamment de signaux externes pertinents.

Les facteurs déterminants (check-list)

Ils sont, généralement, rangés dans les cinq domaines d’optimisation suivant :

  • Contenu: du contenu de haute qualité, pertinent dont le sujet est clairement identifiable (mots-clefs clairement inclus, contexte cohérent) et présentant un nombre de mots élevé obtient, généralement, de meilleures positions.
    – En particulier, est-ce que le contenu répond affirmativement aux questions suivantes (par ordre d’importance):
    – Les pages sont bien écrites et propose du contenu unique et de qualité?
    – Les mots-clefs utilisés sont recherchés par les utilisateurs des moteurs de recherche?
    – Les mots-clefs sont présents dans les endroits clefs (title tag, H1, body)?
    – Le contenu est fréquemment mis à jour et il fait référence à des questions d’actualités?
    – Est-ce que suffisamment de liens internes sont faits entre les pages du site (surtout de la page d’accueil vers les pages clefs)?
    – D’autres médias comme la vidéo sont-ils présents sur la page?

« Une bonne compréhension des moteurs de recherche est un préalable essentiel. »

  • Technologie et architecture: une infrastructure de site bien optimisée du point de vue technique contribue à un meilleur ranking.
    En particulier, est-ce que l’infrastructure répond affirmativement aux questions suivantes:
    – L’architecture de votre site est-elle organisée avec des répertoires aux thématiques clairement identifiables?
    – Est-ce que des metatags (meta title, meta description, etc.) sont bien présents?
    – Les robots de Google peuvent bien « crawler » les pages du site?
    – Est-ce que les pages mettent peu de temps à se télécharger?
    – L’infrastructure permet-elle de gérer les contenus dupliqués efficacement?
    – Est-ce que les URLs sont courtes et comprennent le/les mots-clefs de la page?
    – Est-ce que le site est compatible avec les terminaux mobiles?
  • Backlinks: La quantité et la qualité des backlinks reste cruciale.
    En particulier, est-ce que les backlinks répondent affirmativement aux questions suivantes:
    – Proviennent-ils de sites de confiance et de qualité?
    – Est-ce qu’ils pointent vers des pages-clefs au point de vue SEO?
    – Les liens contiennent le mot-clef de la page de destination?
    – Y’en a-t-il une grande quantité provenant de sites différents (au point de vue adresse IP et nom de domaine)?
    – Ont-ils été achetés ou proviennent-ils de sites frauduleux?

« Travailler sur une petite quantité de paramètres n’amène pas de résultats probants. »

  • Signaux sociaux: il existe une corrélation entre les mentions qui sont faites de votre site dans les réseaux sociaux et une amélioration des positions.
    En particulier, est-ce que les signaux sociaux répondent affirmativement aux questions suivantes:
    – Est-ce que les “likes”, “shares”, “tweets”, commentaires etc. donnent l’impression que votre site est un site de référence?
    – Est-ce que les mentions proviennent de sources qui font autorité dans leur domaine respectif?
    – Est-ce que vos contenus sont beaucoup partagés dans les réseaux sociaux?
    – Est-ce que les votes et évaluations faites quant à la qualité de vos produits ou services sont globalement positives?
  • Signaux des utilisateurs: Moins connus, les signaux provenant de l’interaction des utilisateurs avec votre site sont, également, pris en compte et peuvent jouer un rôle dans l’amélioration des positions.
    En particulier, est-ce que les signaux sociaux répondent affirmativement aux questions suivantes:
    – Le click-through rate (ratio clicks/impressions) de vos pages dans les résultats organiques est élevé?
    – Est-ce que vos contenus sont lus ou consultés (metrics utilisés: bounce rate, temps passé sur la page)?
    – Est-ce que vos visiteurs reviennent vers votre site après l’avoir visité une première fois?

Cette liste n’est pas exhaustive mais elle permet de bien baliser le travail de référencement en priorisant et diversifiant les champs d’action.

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Optimisation des sites Web : Google met le paquet pour aider les webmasters

Beaucoup d’experts du digital ignorent tout – ou presque – de son existence. Pourtant, il est une vraie mine d’or pour optimiser son site pour les moteurs de recherche et les humains.

Le centre d’aide pour webmasters – appelé « Google webmaster central » – existe déjà depuis quelques années, certes. Mais il est bon de savoir que son offre s’est considérablement étoffée ces dernières années, le rendant quasi incontournable pour l’exercice de ces métiers.
On y trouve un nombre impressionnant de précieuses ressources pouvant servir à améliorer la performance et la visibilité des sites Web dans « Google search »; et notamment, des explications très utiles sur la manière dont Google fonctionne pour crawler, indexer et classer les sites Web dans ses résultats de recherche.

Qu’est-ce qui se trouve dans le centre d’aide pour webmasters?

  • un blog : la source d’informations officielle pour les nouveautés et annonces liées à « Google search ». Donc, certainement un « must » pour qui souhaite rester à la page dans le domaine. Cependant, il est important de noter que, pour des raisons évidentes, Google ne rend publique que les informations les moins « sensibles ». Si vous voulez être au courant de toute l’actualité du « search », il faudra, donc, compléter par d’autres sources.
  • un canal YouTube dont le but est de vous aider à mieux comprendre comment « Google search » fonctionne. Vous trouverez plein de réponses à des questions que des experts dans le domaine se posent régulièrement ainsi que la présentation des nouveaux outils du centre.
  • un forum sur lequel des contributeurs zélés tentent de répondre aux questions les plus pointues.
  • les hangouts Google + : chat vidéo, organisé 1 à 3 fois par semaine, où il est possible de poser des questions et de donner son feed-back à un expert de l’équipe Google webmasters. C’est le moyen le plus direct pour interpeller Google sur un sujet qui vous tracasse. Il convient d’éviter des questions vagues ou inappropriées, du genre : « Comment puis-je positionner mon site à la première place des résultats de recherche? ».
  • une formation en ligne : appelée webmaster academy, elle permet d’apprendre : des trucs et astuces pour créer un site répondant aux critères de qualité de Google, comment Google search et Google webmaster tools fonctionnent. Vous y trouverez, également, des quizz et d’autres ressources utiles. Il s’agit de la ressource la plus indiquée pour les personnes ne disposant pas d’expérience dans le domaine.
  • un centre d’aide
  • un guide SEO
  • une suite d’outils : appelée « Google webmasters tools », il s’agit de la pièce maîtresse de ce centre d’aide. Ces outils permettent de réaliser des diagnostics de votre site et offrent des informations très utiles pour optimiser les trois étapes-clefs du processus de livraison de résultats de recherche : le crawl, l’indexation de votre site par les robots de Google et la présentation des résultats dans « Google search ».

Qu’est-ce que Google webmasters tools permet d’accomplir?

1. Optimisation de l’exploration
Pour que Google puisse indexer votre site de manière optimale, il faut qu’il puisse accéder à toutes ses pages sans entraves. C’est pourquoi il est important de veiller à ce que ce processus se passe bien. Sous la section « exploration » ou « crawl » (en anglais), vous trouverez:

  • des rapports donnant les erreurs détectées (erreur de serveur, page non trouvée, accès refusé),
  • des statistiques sur le nombre de pages explorées par jour,
  • des outils pour tester le fichier robots.txt,
  • un outil pour gérer le traitement des URLs via leurs paramètres.
  • une entrée pour y introduire un sitemap (Il permet de signaler des pages de votre site que Google n’aurait peut-être pas détectées.)

Enfin, vous pouvez voir le contenu exact que les robots de Google explorent sur une page donnée.

2. Optimisation de l’indexation
Une fois que Google a parcouru votre site, il traite et indexe les pages en fonction des mots trouvés dans celles-ci. Il est important de veiller à ce que vos pages soient bien indexées (ou l’inverse si vous désirez que certaines d’entre elles ne s’y retrouvent pas). Sous la section « Google Index », vous trouvez:

  • un rapport vous signalant le nombre de pages indexées et l’évolution de ce nombre dans le temps. C’est le meilleur moyen pour savoir si le site est, généralement, trouvable dans Google,
  • un autre rapport vous indiquant les mots-clefs les plus proéminents qu’il a trouvés,
  • une fonctionnalité permettant d’introduire des demandes de suppression d’URL de l’index.

« Il ne faut pas s’attendre à y trouver l’entièreté des techniques exploitées en référencement. »

3. Amélioration de l’apparence de votre site dans les résultats de recherche
Google utilise différentes balises HTML présentes dans votre code pour présenter les extraits de votre site dans les moteurs de recherche. En optimisant des éléments comme le titre, la description, vous pouvez augmenter votre visibilité dans les résultats de Google ; et, par conséquent, le taux de clics vers votre site. Sous la section « apparence de votre site dans les résultats de recherche » :

  • vous apprenez quels sont les éléments pris en compte par Google et lesquels d’entre eux posent problèmes au niveau de votre site,
  • vous apprenez comment afficher vos données dans les résultats de recherche de façon plus attrayante et sous d’autres formes (via le marqueur de données),
  • vous pouvez rétrograder des liens sitelink s’affichant automatiquement sous le résultat de recherche principal de votre site.

dashboard Google Webmaster Tools

4. Analyse du trafic de recherche et des backlinks
Inutile de rappeler quel est l’intérêt de contrôler le trafic provenant de Google ainsi que les liens externes pointant vers votre site. Sous la section « Trafic de recherche », des rapports vous détaillent:

  • les requêtes utilisées pour atteindre votre site ainsi que le nombre de fois qu’elles ont été tapées,
  • le nombre de clics,
  • les « landing pages »,

À noter que les données pour ces 3 éléments ne sont disponibles que pour les 3 derniers mois. Mais il existe des outils qui permettent d’exporter  ces données régulièrement pour garder un historique.

  • quels sont les sites qui pointent vers votre site,
  • les liens existant entre les pages internes du site.

Google y signale, également, les pénalités ainsi que les actions manuelles à entreprendre dans le cas où il a détecté des tentatives de fraude sur une de vos pages web. Cet outil est, particulièrement, utile quand on sait quel degré d’importance le géant de la recherche Internet accorde à la lutte anti-spam.

De plus, Google vient de lancer une fonctionnalité destinée à évaluer l’implémentation des balises Hreflang. Pour les sites proposant des versions dans une même langue mais pour des pays différents, ces balises servent à signaler à Google quelle langue, mais également, le pays spécifique visé et ciblé par chaque version du site. GWT indique si des balises de renvoi sont manquantes et si des valeurs sont incorrectes (plus d’info).

Il est utile de préciser que le rapport

5. Surveillance des attaques informatiques

Cette suite a aussi, récemment, été complétée par un mécanisme de surveillance de logiciels malveillants qui pourraient contaminés votre site. Si votre site a été piraté, sous la section « message »: vous trouverez certains détails sur l’attaque et les problèmes de sécurité. Vous pourrez aussi trouver des moyens pour solutionner certains problèmes. Plus d’info

 

À la vue du nombre impressionnant de ces ressources, il est logique de se demander pourquoi le géant de Mountain View investi autant pour aider les webmasters – allant même jusqu’à dédier une équipe d’experts au développement de ce centre?

En aidant les webmasters à améliorer la performance et la qualité des sites, c’est, bien-sûr, la valeur de son propre service de livraison de résultats de recherche que Google cherche à accroître – particulièrement, en faisant la promotion des pratiques de référencement considérées comme non frauduleuses par Google (appelées « white hat » dans le jargon). Dès lors, il ne faut pas s’attendre à y trouver l’entièreté des techniques exploitées en référencement …

D’ailleurs, il faut souligner que Google fait des efforts pour internationaliser ces ressources. La plupart sont disponibles dans divers langues ; notamment, en français et en néerlandais.
Notons encore que toutes ces ressources sont entièrement gratuites. Elles n’attendent, donc, que votre bon vouloir pour être exploitées.
Pour y accéder, rendez-vous à cette adresse : https://www.google.com/webmasters/ {voir l’encadré, pour un accès plus direct aux diverses ressources}.


Comment activer Google webmasters tools

1. Connectez-vous aux outils Google pour les webmasters à l’aide de votre compte Google via cette adresse: https://www.google.com/webmasters/tools/
2. Cliquez sur le bouton « Ajouter un site » et saisissez l’URL du site à ajouter. Veillez à saisir l’URL complète, par exemple http://www.example.com/.
3. Cliquez sur « Continuer ». La page de validation du site s’affiche.
4. Choisissez la méthode de validation souhaitée, puis suivez les instructions. Plusieurs types de validation existent :
a. Téléchargement (upload) sur le serveur d’un fichier HTML
b. Ajout d’une balise HTML
c. Via votre compte Google Analytics ou Google Tag Manager
d. Via connexion à votre nom de domaine
Cette étape sert à s’assurer que vous êtes bien l’administrateur du site.
5. Cliquez sur « Valider »

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Google, la conquête de la pub par l’exploitation intelligente des données

google-publicite-strategie

Google a révolutionné le monde de la publicité en ligne avec ses solutions innovantes permettant aux annonceurs de cibler les consommateurs super efficacement. Mais Google n’a pas fini sa conquête des territoires de la publicité. À vrai dire, le géant californien n’en est qu’à ses débuts… Après avoir assis sa domination sur la publicité des moteurs de recherche, Google cherche à conquérir les autres pans de la publicité.

La société californienne s’est distinguée en construisant son système de publicités entièrement basé sur une qualité désormais incontournable dans le domaine : la pertinence.

L’idée innovante, à l’origine, consistait à faire dépendre les publicités (ou ‘ads’ dans le jargon) servies aux internautes des objectifs de leur recherche. Ce meilleur ciblage garantit une plus grande attention de leur part; et, par ricochet, augmente les chances que ceux-ci soient intéressés par la publicité.
Comme on le sait, ce succès a provoqué un déplacement massif des budgets marketing vers le Search Engine Marketing. Un tiers des budgets dépensé dans la publicité en ligne irait dans les poches du géant, selon le site Mashable.com.

« Le fond de sa stratégie, c’est la recherche de la pertinence pour les utilisateurs. »

Fort du succès d’Adwords, Google a, ensuite, cherché à élargir ses services pour annonceurs au-delà de l’environnement formé par son moteur de recherche. Deux pistes s’offraient logiquement au géant de la publicité:

1/ développer sa présence sur des sites dont il n’est pas propriétaire
2/ agrandir son offre de sites ou d’applications lui appartenant

Il a suivi la première en créant en 2003 un programme de publicité, appelé Adsense, auquel chaque propriétaire de site peut souscrire. Google s’est ainsi construit un réseau de sites de partenaires sur lesquels il sert des publicités en rapport avec les contenus qui y sont présentés. Avec l’acquisition, en 2008, de la régie publicitaire DoubleClick (une des plus grande au monde), Google a encore agrandit considérablement son réseau et son offre de formats publicitaires « display ».

Deuxièmement, il a élargi plantureusement son propre écosystème. Gmail, Youtube, Google News, Chrome, Google talks, Google agenda, Google Maps, Androïd, Google glass, etc. on ne compte plus les sites, applications, solutions logicielles que la firme a achetées ou développées. Sans parler de ses derniers projets dans le domaine de l’automobile, de l’« Internet des objets » (« Internet of things ») et du contrôle de la santé.

Un tel empressement à gagner tous les pans de l’économie numérique suscite naturellement des interrogations; et notamment, la question suivante : Quels sont les besoins stratégiques à l’origine d’un tel appétit de conquête?

Pourquoi Google cherche sans cesse à étendre son territoire ?

Même si les aspirations de Google ne se limitent pas à la publicité, ses revenus proviennent essentiellement de celle-ci. Dès lors, inévitablement, Google a besoin de toujours plus de place. Si ce n’est pas plutôt après du temps que Google court, le temps des gens, du « temps de cerveau humain disponible », selon l’expression formulée en 2004 par Patrick Le Lay, alors président-directeur général du groupe TF1 …

google publicite strategie
À mesure que Google étend son offre de services attrayant, il accroît le temps passé sur son territoire. Il en découle toujours plus d’opportunités pour exposer ses utilisateurs à des annonces publicitaires. Il faut dire que Google s’est, d’ailleurs, concentré sur l’acquisition de sites offrant de belles opportunités en la matière: YouTube, Blogger, etc.

Via son réseau AdSense et l’acquisition de DoubleClick, la société augmente potentiellement son « reach » à tout le Web. Google a, dernièrement, même réussi à conclure un accord avec Facebook  qui permet de cibler des utilisateurs de Facebook via DoubleClick.

« Ses ads attirent plus les annonceurs que les autres parce qu’elles sont mieux conçues. »

Mais la stratégie de Google ne se limite pas à l’extension de son emprise sur le Web. Ses publicités attirent plus les annonceurs que les autres parce qu’elles sont mieux conçues. Les applications – comme Gmail, Google search, Google analytics – que la société met à disposition gratuitement lui permettent de recueillir des précieuses données sur nos besoins, nos habitudes, etc.  Google n’a de cesse de mieux nous connaître. Et, sa vraie force réside dans sa faculté à exploiter ces données au travers de systèmes intelligents pour personnaliser les publicités.

Google n’a de cesse d’introduire des formats publicitaires rivalisant d’ingéniosité à cet égard. Il offre, par exemple, la possibilité de cibler les internautes sur base de leurs intérêts – par exemple, le sport, les animaux de compagnie – en se basant sur le type de sites que ces derniers ont visité. Avec ses applications développées pour la vie réelle via le mobile, l’automobile (Car play, GPS) ou les lunettes (Google glass), le ciblage sera fait bientôt en fonction des lieux visités ou de la direction de nos pupilles ou que sait-on encore …

Quoiqu’il en soit ces évolutions posent d’énormes questions en matière de respect de la vie privée. C’est, d’ailleurs, la seule ombre au tableau qui pourraient pour le moment restreindre le développement du géant, tant son avenir proche semble prometteur.

 

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Jeff Jarvis : « Les entreprises de presse ont tort de traiter Google en tant qu’ennemi.»

Comment survivre face à l’afflux d’informations gratuites présentes sur le web et face au monopole de Google? Dans son livre « La méthode Google », un ex-journaliste du New York Times, tente de répondre aux questions existentielles auxquelles la presse est confrontée.

 Son postulat, simple mais cinglant, tient en une phrase : « Si la presse veut survivre, elle doit entrer dans la pensée de Google ». Dans son livre Jeff Jarvis, un ex-journaliste reconverti aux vertus du blogging (buzzmachine.com) tente de dériver à partir de la réussite du géant de Mountain Dew des solutions applicables à la plupart des « business ».

Selon lui, cette réussite spectaculaire (croissance la plus forte connue à ce jour en tenant compte du nombre de jour depuis la création de la société) n’a rien d’un hasard. C’est vrai, son produit phare – le moteur de recherche – s’est naturellement imposé de manière incontournable parce qu’il rend un service inestimable à la communauté sans lui couter un cent. Mais ce n’est pas suffisant pour expliquer un tel succès sur autant de fronts : panoplie toujours plus grande d’applications rendant des services étonnants, OS pour mobile et projet d’OS pour ordinateur, etc. Pour Jarvis ce serait du à son approche radicalement nouvelle, une méthode unique. En clair, «la méthode Google ».

La recette du succès pourrait tenir dans ces 5 mots : ouverture, utilité (pour les consommateurs), innovation et (penser) « réseau » (ou « distribué »). Si Google a réussi, c’est parce que cette société a excellé dans l’application de ce mix. Et si les groupes de presse veulent faire plus que juste subsister, ils feraient mieux de s’en inspirer.

Google n’est pas l’ennemi 

Ce nouveau médium, comme tout nouveau medium, bouleverse les média antérieurs. Ils les obligent à trouver de nouvelles formes et de nouveaux emplois. Au lieu de chercher à échafauder des stratégies de préservation des acquis, la presse devrait être en train de réfléchir à ces nouveaux emplois, prône Jarvis. Ce dernier conseille de lâcher une bonne part des vieilles recettes qui ont fait l’âge d’or du journalisme pour mieux se concentrer sur celles qui pourraient marcher dans l’ère des médias interactifs.

Première attitude à proscrire, selon l’auteur : se couper du trafic fournit par Google. On se souvient tous du réflexe auto-protecteur des grands groupes belges de presse à l’égard de l’indexation des pages de leurs sites web par Google. En voulant éviter que Google leur « vole » les revenus publicitaires les éditeurs de journaux se seraient coupés l’herbe sous les pieds. «Aujourd’hui, l’objectif est de considérer Google en ami, ou au moins d’en faire un ‘coo-pétiteur’», prétend l’auteur.

La raison principale est tout simplement que Google est devenu incontournable sur le web. Google est partout et rend service à tous. Grâce au système de référencement basé sur ses algorithmes, quiconque veut gagner en visibilité peut y arriver et quiconque cherche une information précise peut la trouver aisément.

 Les liens, l’essence du web

Ce qui est, véritablement, en train de changer la structure de l’industrie des médias : c’est les liens, souligne-t-il. «Un journal qui veut sortir du lot – qui veut que les gens puissent trouver ses contenus grâce aux moteurs de recherche et aux liens- devra proposer des articles hors du commun. »  Dès lors, « les journaux doivent concentrer tous leurs moyens sur ce qui importe vraiment.» Pour le reste – ce pour quoi ils ne sont pas experts – il leur faut renvoyer leur lecteur vers d’autres sites. » En fait, les liens obligeraient à la spécialisation et à penser «distribué ». Penser « distribué », c’est se dire que si une information est vraiment digne d’intérêt, elle finira toujours par arriver aux lecteurs. Par conséquent des contenus sans liens sont sans intérêts, aujourd’hui.

Jarvis en dérive que le temps où on vendait « des panacées universelles qui marchent pour tout et tout le monde » est révolu. Tout comme, d’ailleurs, le temps où on cherchait à retenir ses clients à tout prix – c.-à-d. à grand renfort de dépenses marketing – et où on considérait obligatoirement les entreprises se développant dans le même segment comme concurrente. En fait, c’est bien simple. Pour ce professeur en journalisme interactif : « si l’industrie de l’information devait être inventée aujourd’hui, dans l’ère post-liens, toute l’activité – la façon de rassembler les informations, voire même de structurer un article – serait différente. »

C’est d’autant plus vrai que l’information – qui se trouve au cœur même de ce métier- est devenue une commodité. En tous cas, elle ne présente plus autant de valeur qu’auparavant. Les gens de la presse sont, donc, invités à revoir leur « business model » de fond en comble. Cela va bien au-delà de la mise en ligne d’un nouveau site bourré de plein de contenu ou de la création d’un compte Facebook. Réaliser cette révolution copernicienne demande de « remettre à plat la stratégie, l’organisation, les relations clients», etc.

Se réinventer, c’est pas juste rénover

Est-ce que le nouveau métier de la presse doit servir « l’entreprise de diffusion de la connaissance » comme le font déjà Google ou Wikipédia ou est-ce qu’il doit tourner autour de l’organisation de communautés à la Facebook?

Sans doute pas. Jarvis pense plutôt que cette industrie doit, à l’instar des startups du web, innover en construisant ses propres produits numériques, se muer en plate-forme afin de servir à la création de réseaux de diffusion plus larges. À l’instar du New-York Times et du Washington post qui vienne de passer un accord avec Google afin d’amener le contenu plus efficacement aux utilisateurs. Le projet, encore en phase Bêta, vise à rassembler tout un tas d’informations, de services (éventuellement d’application) liés à un événement important de l’actualité sur une même page (livingstories.googlelabs.com). On trouve ainsi une ligne du temps reprenant les principaux événements, des renseignements sur les personnes clefs, les opinions, des graphiques divers, les vidéos, etc. C’est ainsi, en montrant la voie plutôt qu’en réagissant après coup aux évolutions en cours que la presse pourrait reprendre son destin en main. Cependant, Jarvis concède que nous nous trouvons que dans une phase d’expérimentations. Son livre ne propose, donc, pas une formule magique qui sauverait la presse.

« La méthode Google : que ferait Google à votre place », Jeff Jarvis, éditions Télémaque, 22 €.


5 règles pour exploiter le carburant du web: les liens (selon le livre de Jeff Jarvis)

– Produire du contenu à forte valeur ajoutée

– Faciliter un maximum l’accès aux informations pour que Google puissent les référencer

– Exploiter les liens et votre audience via la publicité (à l’instar des Google ads)

– Tirer profit des liens pour développer votre propre efficacité

– Dénicher les opportunités pour générer de la valeur par le biais de votre réseau de liens: mettre en avant les meilleurs contenus, développer une infrastructure technique permettant de sélectionner les liens les plus pertinents, création d’un système publicitaire (à l’instar de Digg.com)

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